A fait un beau voyage. Un mercredi soir à
Roissy, tout le monde était à l’heure et malgré
la température extérieure, l’ambiance commençait
à être chaude. Il faut dire que nous avions déjà
entamé nos réserves apéritives avant de monter
dans l’avion.
Nous n’étions peut-être pas les seuls et la
suite me donnera raison. Voyage sans encombre malgré un
léger retard parce qu’un dénommé ‘Ferrari’
avait laissé trainer sa valise ….. A force de voir
l’insistance de l’hôtesse à la recherche
du descendant du ’commandatore’ , nous l’invectivons
d’ un :
- « vous êtes sûr du nom, nous, on a un ‘Dennery’
qui pourrait peut-être faire l’affaire ? »,
sourire du genre …. Si c’est tout ce que tu as trouvé
pour me draguer ....
Donc, arrivée au petit matin à Djibouti
; pays sympathique de l’Afrique de l’est, qui ne dément
pas sa réputation Africaine au niveau de la température
(30° d’écart par rapport à Paris) et au
niveau de l’administration, 1 heure et 5 douaniers d’attente
pour un visa.
Passeport tamponné, nous aspirons à
la douche salvatrice, mais c’était sans compter sur
le ‘chat noir’ de l’équipe. Une heure supplémentaire
venait de se passer et il manquait la valise de …. (The winner
is :) Mr Ferrari, heuuuuuu Mr Dennery. Et oui, nous apprendrons
plus tard que le système auditif de la demoiselle de l’air
n’étant pas contrôlé régulièrement,
celle-ci avait transformé un illustre plongeur en fabricant
automobile et avait contribué à la mise au rencard
de la valise.
Après un bref transfert maritime pour accéder
à l’ile de Moucha, nous pouvons nous installer pour
un petit déjeuner mérité.
Chambre confortable, avec climatisation, douche, dans un style arabisant
coquet. Une ile déserte se doit de produire son eau douce
et son électricité. Le débit de l’un
égalait à peine la production de l’autre …
(le gasoil servant à tout cela était approvisionné
à l’ A…. fricaine)
Si vous êtes un aficionado de la foule, des magasins et de
la fête, changez de lieu de villégiature, l’Ile
de moucha est quasi déserte, uniquement dédiée
à la plongée. Même pas un magasin pour refaire
sa garde robe quand on a perdu sa valise !!!!!
Heureusement, la météo plus que clémente autorise
le seul port du maillot de bain et la gentillesse du responsable
du centre complètera gratuitement en matériel de plongée
le malheureux.
Les jours vont s’égrener à vitesse grand V,
entre plongée du matin et de l’après midi dans
une eau à plus de 30° (en tee-shirt attitude), et apéro-partie
nocturne (à 18h00 il faisait nuit) complétée
d’un diaporama des exploits de la journée. (Fourniture
gratuite du DVD sur demande).
Les plongées se faisaient avec une visibilité parfois
limite, très chargées en planton et particules,
mais en contrepartie riche en faune. C’est cette ‘soupe’
qui permet d’attirer certaines espèces du genre Requin-baleine.
Une semaine presque tranquille ponctuée de transits intestinaux
copieux, de chaises ne supportant pas la charge, de palanquées
dissoutes (et en milieu aqueux ça peut arriver) , et petits
bobos sous antibiotique au retour (le sel ça ronge).
Nous sommes allé là bas pour voir, entre autre,
du requin baleine (R-B) et nous en avons vu !
Enfin….. presque tout le monde. On m’avait prévenu,
ne reste pas avec le 'chat noir'. En même temps, je ne suis
pas superstitieux (ça porte malheur !). Le jour de la sortie
exceptionnelle à la rencontre des ‘gros poissons’,
deux individus se sont distingués, (les mêmes qui
dissolvent les palanqués) ils avaient choisi la visite
de la mangrove.
Et la mangrove, sous le cagnard en plein désert, c’est
suuuuuuuuuuper.
Mais au récit des camarades qui ont rencontré
des troupeaux de R-B on avait l’impression d’avoir
manqué quelque chose …….
Retour, jamais gai, avec deux heures de retard, histoire de
ne pas oublier l’Afrique.
Plein de rêves , de couleurs, d’amitiés,
de …..(R-B)
Non, rien de rien …. Non je ne regrette rien
…… (Snif !!!) Dominique